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Les différents modèles d'apprentissage


Pour bien comprendre les différents modèles d'apprentissage qui ont été identifiés à travers les ages, l’université de Mons en Belgique publie un cours très complet (+ de 50 pages) sur http://ute3.umh.ac.be/uticef/master/m341.

Ci-dessous, 3 modèles d'apprentissages qui ont retenus mon attention et qui illustrent l'intérêt de mixer formation formelle et formation informelle.



La transmission du savoir informel


Apprendre en réseau


Dans l'introduction de mon précédent post, j'évoquais le compagnonnage. C'est peut-être "vieux" mais pourtant bien reconnu pour être une méthode d'apprentissage efficace ! La transmission du savoir et du savoir-faire s’effectuait de pair à pair, d'un ouvrier qualifié à un apprenant (appelé alors compagnon).

Le compagnonnage français a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité en 2010 sous le titre "Le compagnonnage, réseau de transmission des savoirs et des identités par le métier". En un sens métaphorique, on peut imaginer qu'il existait avant l’humanité, dès l'apparition des êtres vivants :)

Afin de faciliter la transmission informelle du savoir, différents modèles d'apprentissages sont apparus, en voici 3 : les RERS, les Communautés de pratiques ainsi que le Connectivisme.
RERS

La création du premier Réseau d'Echanges Réciproques de Savoirs revient à Claire et Marc Héber–Suffrin dans les années 1970.

Claire, enseignante, constate que les élèves détiennent de nombreux savoirs, lesquels restent méconnus ou ignorés par l'école et par eux-mêmes. Leurs parents, et leur milieu social sont également beaucoup plus riches en savoirs qu'ils ne le pensent eux-mêmes !

Partie de ces constats, elle modifie ses pratiques d'enseignante, offre à ces jeunes la possibilité de transmettre certains de leurs savoirs, de devenir acteurs de leur apprentissage.

L'idée des échanges réciproques des savoirs a ainsi pris forme avec les élèves de la classe, puis s'est élargie avec les habitants du quartier, puis la ville. Aujourd'hui les Réseaux d'Echanges Réciproques de Savoirs intéressent même les entreprises !

  • La formation de pair à pair complète la formation initiale.



Communauté de pratiques

La théorie des communautés de pratiques a été formalisée par Wenger (1998). Elle décrit un groupe d'individus engagés dans la même occupation. Ces individus interagissent sur une base continue en vue de maîtriser et d'améliorer les savoirs et savoir-faire de leur domaine d'intérêt.Les communautés de pratiques reposent sur la participation des utilisateurs.
Les communautés de pratiques permettent d'identifier les bonnes pratiques et surtout de chercher à les optimiser. Appartenir à une communauté de pratiques permet ainsi de participer à l'évolution des savoirs. Peu présentes dans le monde de l'éducation, les communautés de pratiques se sont surtout développées dans le monde de la recherche et de l'entreprise.

  • Les communautés de pratiques participent à l'évolution des savoirs.



Le connectivisme
Le connectivisme est une théorie de l'apprentissage, développée par George Siemens et Stephen Downes, basée sur les apports des Nouvelles Technologies. Internet relaie un nombre exponentiel d'information mais pour en bénéficier, l'utilisateur doit acquérir la capacité à transformer ces informations en savoirs. Il doit Apprendre à "Apprendre à partir des ressources qui sont à sa disposition".

De plus, les nouveaux outils de communication permettent de rencontrer et de partager avec un nombre d'utilisateurs croissant. Les opportunités d'apprendre sont donc décuplées mais nécessite une méthodologie pour apprendre avec efficience.
Enfin, le savoir évolue très vite et doit être complété par le savoir-faire. Pour rester "à jour", un apprenant doit apprendre à suivre cette évolution. On n'apprend donc pas un savoir, on se l'approprie et on suit ensuite son évolution (=on s'approprie un savoir initial et on maintient le savoir-faire correspondant). On parle donc "d'Apprendre à Apprendre" !

François Guité nous dit d'ailleurs : "Essentiellement, le connectivisme constitue un modèle d'apprentissage qui reconnaît les bouleversements sociaux occasionnés par les nouvelles technologies, lesquels font en sorte que l'apprentissage n'est plus seulement une activité individualiste et interne, mais est aussi fonction de l'entourage et des outils de communication dont on dispose."

  • L'utilisateur doit acquérir la capacité à transformer les informations en savoirs.



Un constat à retenir


La formation fait partie d'un cycle continu :
Les méthodes d'apprentissages actuelles dépassent le périmètre de la transmission du savoir. Elles permettent de faire évoluer les savoirs et d'optimiser les savoir-faire. La formation fait donc partie d'un cycle continu qui remet en cause le savoir-faire et permet de l'améliorer au fil de l'eau.


Publication Date: 2011-10-24

Tag: web2.0 elearning NTIC

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